Pour ou contre l’épilation ? Un débat qui ne devrait pas l’être…

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L’épilation ne cesse de faire débat entre les pros et antis poils. D’un côté, il y a des personnes qui s’aiment avec leurs poils et vivent l’épilation comme une torture. Et puis il y a les autres, qui ne supportent pas leurs jambes ou leurs aisselles velues et considère l’épilation comme une délivrance.
Pourquoi l’épilation suscite autant de controverses ? Doit-on s’épiler pour se sentir bien dans sa peau ? Faut-il se forcer à accepter ses poils quand on les trouve inesthétiques ? Comment être en paix avec soi-même quand l’image de notre corps ne nous satisfait pas ?

Les anti-poils diront : "le poil, c’est sale"

Garder ses poils serait « le signe d’un laisser-aller, d’un manque d’hygiène et de féminité »…
Et non, mesdames et messieurs le poil n’est pas sale au même titre que vos cheveux ne sont pas sales si vous avez une bonne hygiène (bien évidemment) !
Pour ce qui est de la féminité, le poil n’est pas genré. Hé oui ! L’épilation est aussi devenue une affaire d’homme. Selon une étude menée par Ipsos en 2017* la relation aux poils s’équilibre entre les hommes et les femmes (46 % des femmes jugent qu’il est important que l’homme s’épile pour être séduisant).

*étude réalisée sur 2198 Français représentatifs de la population française de 16 ans et plus, du 17 au 20 janvier 2017.

Les pro-poils diront : "les poils, c’est naturel"

Si l’on considère « qu’être naturel » signifie être proche de notre état naturel, l’argument ne tiens pas la route. En effet le propre de l’Homme est de modifier ce que la nature lui a donné. En portant des vêtements, en changeant de coiffure, ou encore en se tatouant et se perçant la peau… L’homme est un animal qui est négateur de son état naturel, c’est-à-dire qu’il nie la nature dans ce qui le représente par rapport à son être et son mode de vie.

« Être naturel » ne serait-ce pas d’avantage, être en harmonie intérieurement et extérieurement avec soi ? Par conséquent « être naturel » signifierait simplement être cohérent avec ce que l’on pense et ce que l’on est.
La sincérité que l’on a envers soi permet de mieux se comprendre et de ne pas chercher à coller à ce qu’autrui voudrait de nous.

En réalité, le problème est d'ordre esthétique

Faut-il enlever ou garder ses poils pour être beaux/belle ?
Difficile de répondre à la question de manière catégorique. Ce que je trouve beau, ne le sera pas forcément pour un autre. Et en termes d’épilation toutes les goûts sont dans la nature :
– On peut trouver que les poils sont partiellement esthétiques : penser que notre pubis poilu ne nous dérange pas, mais que l’on préfère avoir des jambes lisses.
– On peut préférer une peau totalement lisse et sans poils.
– Ou à l’inverse, on peut aimer et garder ses poils quelle que soit la zone.

Faut-il s’épiler pour être séduisant ?
Si l’on regarde les chiffres, entre hommes et femmes, les avis se rejoignent. 75 % des hommes et des femmes (confondus) considèrent qu’une personne du sexe opposé doit être épilée pour séduire et être attirante.

Qu’en est-il du "diktat de l'épilation" ?

D’un côté, on a certes l’image de la femme douce grande et fine… Mais elle est contrebalancé par de nombreuses stars qui assument et arborent fièrement leurs poils. Jemima Kirke, Beyonce,  ou encore Julia Roberts sont autant d’exemples.
On ne peut pas nier l’influence de la société actuelle, mais attention de ne pas basculer dans l’extrême opposé, vers un diktat qui nous pousserait à garder et aimer nos poils.

De plus, il faut savoir que l’épilation ne date pas d’hier est n’est pas forcément un concept qui vise à soumettre la femme. Les premières pinces à épiler (très rudimentaires) datent de la préhistoire et dans l’Egypte ancienne, les femmes et les hommes s’épilaient déjà intégralement le corps à la cire. Contrairement à ce que l’on pense l’épilation a une longue histoire

L’épilation, un choix personnel

Au final, les codes sociaux changent et évoluent en fonction des époques. Dans les années 60-70, la mode était aux poils libres (un retour vers la nature). Puis, à partir des années 80 la tendance s’est inversée.
Dans une société idéaliste, on aimerait que tout le monde accepte l’autre tel qu’il est. On rêverait d’une société où l’on respecte la liberté de choix et de disposer de son corps (il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir…). Dans tous les cas, si vous choisissez de vous épiler, il faut le faire pour vous et non pour autrui.

En conclusion, les extrêmes ne sont jamais bons. Nous ne devrons pas imposer un modèle plus qu’un autre, qu’il soit pro ou anti épilation. Certaines personnes se sentent belles avec leur pilosité. Cependant, il ne faut pas nier la souffrance que peuvent éprouver ceux qui n’aiment pas l’image de leur corps poilu. D’autant plus lorsqu’il s’agit de pilosité excessive.

Des solutions (telle que l’épilation par l’électrolyse) doivent exister afin d’aider ceux qui désirent se débarrasser de leurs poils pour se sentir, tout simplement, mieux dans leur corps.

Auteur : Ouidad B., experte en épilation définitive

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